Pour remplacer un système vieux de 20 ans, l’assureur Solly Azar a fait le choix de Cleva Web de Gfi ITN. Si la modularité du progiciel d’ITN répond bien aux attentes des besoins de l’entreprise, son directeur général Philippe Saby met surtout en avant les relations constructives avec l’éditeur filiale de Gfi Informatique qui ont permis de surmonter les difficultés rencontrées au début du projet.

Rendre extrêmement simple, fluide et rapide la souscription et la gestion d’assurance pour les clients, directs ou indirects. Telle est la stratégie de Solly Azar pour répondre aux nouveaux usages et besoins d’utilisateurs toujours plus connectés. « Le monde a changé », constate Philippe Saby, Directeur Général du cabinet de courtage créé en 1977. Et le système d’information du premier courtier grossiste du marché français ne répondait plus aux besoins actuels. « Notre progiciel en place, V9 d’ITN, fonctionnait bien mais il avait quand même 20 ans. Il rencontrait des difficultés d’interconnexion web », précise le dirigeant. L’assureur s’interroge alors sur la pertinence de développer une solution spécifique face à un progiciel du marché. « Nous avions tellement tordu V9 qu’il est devenu un quasi spécifique. »

Après étude approfondie des besoins, Solly Azar tranche en faveur du progiciel. « Parce que des contrats d’assurance, ce sont des appels de cotisations, des garanties à paramétrer, etc., on a considéré que c’était astucieux de bénéficier des avantages du progiciel et d’en assumer les inconvénients », justifie notre interlocuteur. En revanche, l’entreprise décide de conserver le front office dans des solutions spécifiques pour opérer les relations avec les intermédiaires et les clients finaux.

Le choix du progiciel s’est fait sur appel d’offres. Malgré des relations distendues avec le temps, Solly Azar se tourne finalement vers son ancien fournisseur ITN, racheté en 2014 par Gfi Informatique, et jette son dévolu sur l’offre Cleva Web. Laquelle se distingue par le nombre de web services proposés, son ouverture à la GED et sa comptabilité générale avec les périphériques. « Il fallait que le progiciel s’intègre dans notre écosystème digital. Sa modularité a été un atout », explique Philippe Saby.

Des difficultés surmontées par le dialogue

Tout n’a pourtant pas été rose. Temps de réponse mauvais, usine de migration inopérante, outil de propagation du paramétrage non fonctionnel… les difficultés s’accumulent au démarrage. « Mais nous avons travaillé en bonne intelligence avec ITN », se souvient le dirigeant. « Avec Béatrice Honnoré (DG d’ITN, NDRL), on a apporté un soin à ce que nos équipes respectives travaillent vraiment ensemble. Chaque direction générale a travaillé en toute franchise et transparence en mettant les choses sur la table. Et on a dupliqué cette relation dans les équipes. » Les échanges s’enchaînent, les organisations s’adaptent à la situation, et la période de test est prorogée de trois mois. Le résultat est payant. Un PoC sur la migration de 14 000 polices d’assurance moto valide les travaux. « On a doublé le temps du test mais cela a permis de réunir les critères indispensables à la signature. »

Démarrés au cours du second semestre 2017, les travaux se poursuivent aujourd’hui. Urbanisation refaite, découpage en processus, études sur la production informatique, rationalisation de la GED… Solly Azar fait le choix d’intégrer la solution en interne. « C’est un peu plus long mais il y a moins de risque », considère Philippe Saby. Le chantier est conséquent et mobilise massivement les équipes de la DSI. « Aujourd’hui ce sont les métiers qui rentrent dans le projet de transformation. » Ils partagent leurs attentes afin de préparer le paramétrage et l’organisation du SI en regard de la stratégie adoptée.

« Quand tout ça sera mis en place à la fin de l’année, ça repartira dans le véritable projet de la construction qui doit être livré début 2021 », indique notre interlocuteur. Pourquoi ne pas avancer par lots d’activité ? « Dans notre cas, le temps aurait été multiplié par trois », justifie Philippe Saby qui a donc préféré « faire un big bang ». Un nouveau départ néanmoins soigneusement préparé. « Il ne faut pas brûler les étapes car si en plein milieu du projet informatique on change d’avis, le prix double et les résultats s’effondrent », conseille le dirigeant. « Il faut être extrêmement précautionneux et je ne regrette pas le temps long pris pour la préparation. C’est un facteur de succès ». Avis aux impatients.

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