Passer au Cloud ? Les 5 cas de figure pour lesquels vous n’avez pas le choix.

Si passer au Cloud peut sembler une évidence aujourd’hui, dans les faits ce n’est pas si simple. Et bien qu’il y ait encore des cas où cela ne s’impose pas, voici les cinq cas de figures pour lesquels le Cloud computing est devenu quasi-indispensable.

D’abord, je rappellerais qu’il n’y a pas LE Cloud, mais DES Cloud. Le National Institute of Standards and Technoloy (NIST) va même jusqu’à en compter quatre ! A côté du Cloud privé, ou interne, qui est dédié à une seule entreprise même s’il peut être géré par un tiers, le Cloud public, lui, s’appuie sur des ressources fournies par un prestataire externe qui sont partagées entre plusieurs entreprises utilisatrices avec un niveau de services identique.

Plus marginaux d’une certaine manière, le Cloud communautaire est une infrastructure partagée entre plusieurs organisations aux problématiques communes, et le Cloud hybride se présente comme une combinaison privé/public, avec certaines ressources qui appartiennent à l’entreprise et d’autres qui sont partagées.

Externaliser ou pas ?

Avant de se demander si « Cloud ou non », première question à se poser : faut-il ou pas externaliser son SI ? Je conseillerais de le conserver en interne si l’on souhaite, pour des raisons stratégiques, avoir la maitrise totale de son SI ; ou s’il existe des contraintes fortes sur la confidentialité des données ; ou encore si un investissement important vient d’être consenti dans les infrastructures ; et enfin si  la reconversion des équipes techniques internes peut poser problème.

Il existe également des contraintes techniques. Un des principes du Cloud étant de ne mettre en œuvre que des plateformes x86 standards qui permettent une grande élasticité, certaines solutions seront incompatibles, telles les OS Unix ou zOS, ou les solutions verticales comme Exadata ou Exalogic d’Oracle.

Les 5 cas de figure

Voici des 5 situations dans lesquelles le Cloud doit être considéré sérieusement :

  • L’infrastructure est obsolète
    Si votre infrastructure est dépassée, aussi bien en termes de serveurs que de stockage (entre autres) alors le Cloud externe permettra de vous hisser au niveau de l’état de l’art sans investir. De plus, le paiement à l’usage est un facteur majeur d’économie. Même chose si votre datacenter se révèle inadapté à vos besoins : devenu trop grand suite aux opérations de rationalisation, ou au contraire n’offrant pas la capacité suffisante en terme d’énergie, de froid, ou pas assez sécurisé…
  • Les coûts actuels ou futurs sont trop élevés
    Vous avez des coûts récurrents trop importants ? Ou vous êtes devant la nécessité d’un investissement important ? Le Cloud public, avec son paiement à l’usage, est la solution.
  • Le niveau de service n’est pas satisfaisant
    Le Cloud externe répond présent en cas de qualité de service jugée trop faible (disponibilité, performance, évolutivité), et quand l’organisation interne ne peut répondre aux besoins, pour des raisons d’effectifs ou de compétences.
  • L’entreprise est à la veille d’un changement de stratégie ou d’organisation
    La migration vers le Cloud est également une solution si le datacenter actuel doit être abandonné (en raison d’un déménagement), si une partie de l’activité est vendue, si une fusion avec une autre entreprise se profile. Et parfois, ce sont les métiers qui seront moteur, en voulant migrer vers des solutions SaaS ; la DSI doit alors se poser comme acteur incontournable.
  • De nouvelles applications vont être développées en mode agile
    Le mode agile nécessite de disposer rapidement d’environnements de développement et de test dans des configurations évolutives. Le cloud apporte cette souplesse de gestion d’une part, et le paiement à l’usage d’autre part permettant de limiter les coûts. Le passage en production sur le cloud ne sera plus ensuite qu’une formalité.

… Autant de cas de figure où le Cloud s’impose enfin.

Une migration pas si simple

La migration à partir du datacenter de l’entreprise vers Cloud reste toutefois compliquée, et peut même coûter cher avant de générer des économies. Il y a un impact, pas forcément très connu, sur les applications et les métiers. Les applis doivent être compatibles avec les standards du Cloud, et en particulier il faut des OS et des SGBD récents. Quant aux métiers, ils vont sans doute subir des coûts de transformation, et les évolutions fonctionnelles vont être gelées pendant plusieurs mois : il faudra les convaincre avant, et les accompagner pendant la migration Cloud.

MON AVIS D’EXPERT

Un premier pas vers le Cloud peut être de souscrire à de nouveaux services en mode SaaS, opération qui ne présente que très peu de contraintes techniques. Ou de profiter du développement de nouvelles applications web en mode agile pour proposer les environnements de développement et de test sur le Cloud, sans contraintes élevées en termes de qualité de service ou de sécurité.

Mots clésOutsourcingInfrastructure

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